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Loi de finances 2024 : budget de l’Etat

La Défense, l’Intérieur, l’Enseignement, le BTPH et la Santé la part du lion

Outre les dépenses destinées à la sécurité du pays, les investissements dans le social ainsi que dans les infrastructures de base  restent importantes. Soutien des prix des produits de large consommation, déblocage des projets de développement local, augmentation des salaires de la fonction publique, autant de facteurs qui  expliquent la croissance des dépenses dans ce texte.

Par Khaled Remouche

Comme à l’accoutumée le budget de la défense accapare la part du lion du budget de l’Etat  pour l’année 2024 avec une enveloppe de près de 3000 milliards de dinars : précisément à hauteur 2996  milliards de dinars. L’éducation nationale a le second plus gros budget avec 1439 milliards de dinars. L’Algérie consacre dans ce budget à l’enseignement plus de 2000 milliards de dinars si on inclut  la dotation du Ministère de l’enseignement supérieur à hauteur de 647 milliards de dinars. La troisième plus grosse enveloppe est celle de l’intérieur avec 1328 milliards de dinars. Dans ce montant, l’Etat a affecté 495 milliards de dinars pour la sureté nationale et 108 milliards de dinars à la protection civile.

Le budget du Ministère du  travail, de l’emploi et de la sécurité sociale ainsi que  ceux de la de la santé, des travaux publics et des infrastructures de base figurent  parmi les plus grosses enveloppes avec respectivement 862 milliards de dinars, 848 milliards de dinars et 799 milliards de dinars dont 487 milliards de dinars pour l’infrastructure ferroviaire. Le BTPH  peut être considéré comme le plus gros budget si on inclut l’hydraulique avec sa dotation  de 332 billards de dinars. Ces dépenses sont justifiées par les grands projets ferroviaires et ceux de dessalement d’eau de mer. Le budget consacre dans cette enveloppe 487 milliards de dinars  pour l’infrastructure ferroviaire, donc pour les grands projets dans ce secteur.

Suivent l’agriculture avec 664 milliards de dinars, l’habitat avec 564 milliards de dinars. La compensation concernant le prix du dessalement d’eau de mer ses situe à 67 milliards de dinars. Ces derniers secteurs figurent parmi les priorités du gouvernement. De tels départements  font  partie de la fonction publique et dont  le montant  de la masse salariale est très important : 5155 milliards de dinars.

Il est prévu que le commerce global de l’Algérie atteigne près de 100 milliards de dollars

De lourdes dépenses donc  accentuées  par les augmentations des salaires des fonctionnaires à hauteur de 47%. Concernant les recettes, la loi de finances prévoit des recettes budgétaires  à hauteur de 9105 milliards de dinars. Dans ces entrées prévisionnelles, les recettes fiscales ordinaires s’élèveraient à près  de 5600   milliards de dinars et les recettes fiscales pétrolières 3512 milliards de dinars. Il est prévu que l’IRG rapporte 1861 milliards de dinars, la TVA 1621 milliards de dinars et les droit de douane 456 milliards de dinars. Les dépenses budgétaires, elles atteignent 15275 milliards de dinars. Un niveau de dépenses sans précédent dans l’histoire économique du pays.

Le déficit budgétaire se situe à 6170 milliards de dinars et le déficit du trésor, le vrai déficit est à hauteur de 7073 milliards de dinars. Il sera financé en partie par le cumul des recettes du fonds de régulation des recettes dont le solde s’est élevé au 31 décembre 2022 à près de 2000 milliards de dinars. Ce fonds de régulation des recettes, notons-le était conçu pour constituer une réserve pour parer à un choc économique et non pas pour financer les déficits budgétaires. La loi de finances 2024 établie sur la base d’un prix du baril de 60 dollars prévoit un taux de croissance de 4,2%. Les dépenses d’investissement s’élèveront à 2800 milliards de dinars. Il est prévu que les exportations atteignent 49,8 milliards et les importations en hausse de 7,1% à 43,5 milliards de dollars.  Le commerce extérieur global de l’Algérie s’élèverait à près de 100 milliards de dollars  ,précisément à 99, 3 milliards de dollars entre  importations et exportations.  La masse salariale de la fonction publique atteindra le chiffre de 5155 milliards de dinars et les subventions 704 milliards de dinars. Ce qui montre l’effort de l’Etat pour stabiliser le front social. Mais il convient de retenir que l’investissement reste essentiellement public et que les alternatives au financement par le Trésor des investissements ne sont pas encore mises en place comme le partenariat public- privé pour financer les projets d’infrastructures rentables.

K.R.

 

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