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Algérie: la croissance en 2024 sera tirée par l’industrie, le BTP, l’agriculture et les services

Les fondamentaux de la loi de finances

La période 2024- 2026 connaitra une stagnation du secteur des hydrocarbures avec en 2024 une croissance de 0,9%, en 2025 –0,6% et en 2026 0,5%.

Par Khaled Remouche

Dans le texte portant loi de finances 2024, paru dans le journal officiel, il est prévu que l’Algérie enregistre une croissance positive durant la période  2024-2026 avec respectivement 4,2% en 2024, 3,9% en 2025 et 4,3% en 2026. Le PIB hors hydrocarbures sera respectivement de 5,1% 4,8% et 4,7%. Cette croissance en 2024 sera tirée par l’industrie, le BTP, l’agriculture et les services. L’industrie enregistrera en 2024 une croissance de 7,5%, le BTP 6,2%, l’agriculture 5,6% et les services 5%.

En 2025, leur croissance sera respectivement de 9%, 5,8% ,5,5% et 4,6% En 2026, l’évolution de croissance sera  respectivement de 9,3%, de 5,6%, de 5,2% et de 4,3%.A noter que le secteur des hydrocarbures enregistrera une stagnation avec un  taux de 0,9% en 2024, -0,6% en 2025 et 0,5% en 2026.

Comment expliquer ces tendances ?

Il convient de relever que l’investissement public sera très conséquent en 2024 s’agissant de la construction de logements, d’infrastructures de base comme les nouvelles lignes de chemin de fer. L’enveloppe pour le logement en 2024 atteindra 313 milliards de dinars. L’infrastructure ferroviaire absorbera 487 milliards de dinars, les routes 239 milliard de dinars.

Concernant l’industrie, plusieurs projets d’investissement entreront en production. Nous pouvons citer  l’usine d’acier plat de Tosyali Algérie, l’usine de trituration de graines oléagineuses de Jijel, l’usine de montage de véhicules de Fiat à Oran, le redémarrage des usines de montage de Renault et probablement de KIA à Batna. En outre, l’agence de promotion des investissements a recensé des milliers projets d’investissement dont la moitié consiste en  des projets industriels. Si ces intentions se transforment en réalisations dans deux ans, le taux de croissance dans ce secteur sera très élevé.

Dans l’agriculture, l’Algérie injectera de gros investissements publics pour intensifier la production en particulier concernant les cultures stratégiques comme les céréales, les aliments du bétail, les graines oléagineuses comme le tournesol, la betterave pour sa transformation en sucre. L’enveloppe destinée à l’agriculture atteindra 664 milliards de dinars. La stagnation du secteur des hydrocarbures s’explique, elle  par le désinvestissement durant la seconde décennie 2000 avec un reflux des investissements étrangers dans le secteur des hydrocarbures.

Il ne faut pas oublier  également que pendant ces trois dernières années, les nouveaux projets dans le développement de gisements de gaz et de pétrole n’étaient pas nombreux. Concernant le taux de croissance de l’économie nationale, si l’Algérie fait mieux que nombre de pays en Europe, il reste insuffisant. Il faudra selon des spécialistes de l’économie nationale un taux  de croissance d’au moins de 7% pour espérer inverser la tendance en matière de chômage. Encore faut-il également qu’il soit durable.

K.R.

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